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Climat mondial en 2014 : chaleur extrême et inondations

24/03/2015

Le 23 mars 2015, à l'occasion de la Journée météorologique mondiale dédiée au climat, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié sa Déclaration sur l'état du climat mondial en 2014. Ce rapport présente en détail les températures et les précipitations enregistrées au plan national et régional ainsi que les cyclones tropicaux, l'élévation du niveau de la mer et l'étendue de la banquise. 2014, qui  a été marquée par des températures océaniques record, des températures élevées à la surface des terres émergées et des inondations dévastatrices est, de justesse,  l'année la plus chaude jamais observée.

L'OMM confirme aussi la tendance au réchauffement constatée ces dernières années ; le XXIe siècle compte 14 des 15 années les plus chaudes. Son Secrétaire général Michel Jarraud, a indiqué que : «les températures records, les extrêmes de températures et les inondations observés en 2014 s'inscrivent dans la logique du réchauffement climatique causé par la hausse des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère».

Des températures anormalement élevées

En 2014, la température moyenne à la surface du globe était supérieure d'environ 0,57°C à la normale calculée pour la période 1961-1990, qui est de 14,00°C.

Des températures annuelles record ont été enregistrées dans 19 pays européens. L'ouest de l'Amérique du Nord (y compris l'Alaska), l'Eurasie orientale, une bonne partie du continent africain, de vastes régions de l'Amérique du Sud ainsi que le sud et l'ouest de l'Australie ont connu des températures particulièrement élevées. À l'inverse, des températures inférieures à la normale ont été enregistrées sur une grande partie du territoire des États-Unis et du Canada.

La plus grande part de l'énergie qui s'accumule dans le système climatique est stockée dans les océans. Les températures de surface de la mer étaient bien plus élevées que la normale dans le nord et le nord-est du Pacifique de même que dans les régions polaires et subtropicales de l'Atlantique Nord, dans le Pacifique Sud-Ouest, dans certaines zones de l'Atlantique Sud et dans une bonne partie de l'océan Indien. Elles ont été particulièrement élevées dans l'hémisphère Nord de juin à octobre.

Sécheresse et inondations

Moyennées à l'échelle du globe, les précipitations en 2014 ont été proches de la normale (1 033 mm). La sécheresse a sévi dans le sud-ouest des États-Unis, le nord-est de la Chine, l'est du Brésil et certains pays d'Amérique centrale.

Dans la péninsule balkanique, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie ont été victimes d'inondations en mai et juin. De fortes pluies ont provoqué des inondations au Bangladesh, en Inde et au Pakistan en août et en septembre, et au Sri Lanka en décembre. En Afrique, des inondations ont touché l'Afrique du Sud, l'Éthiopie, le Kenya, le Maroc, le Mozambique, la Somalie et la Tanzanie. Le Paraná est sorti de son lit, ce qui a causé des inondations en Argentine, au Brésil et au Paraguay.

 

 

Actualité par Météo-France