Imprimer Envoyer á un ami

Le programme HyMeX lance une nouvelle campagne de mesures intensive en Méditerranée

05/03/2013

Après une première campagne de mesures sur les épisodes méditerranéens de pluie intense à l'automne 2012, les chercheurs du programme international HyMeX lancent du 1er février au 15 mars une nouvelle phase d'observations intensives sur le bassin méditerranéen dédiée à l'étude des vents forts et de leur impact sur la circulation océanique en Méditerranée. Coordonné par Météo-France et le CNRS, le programme HyMeX (2010-2020), composante du méta-programme MISTRALS, vise à améliorer la compréhension du cycle de l'eau sur le bassin méditerranéen. Il rassemble près de 400 scientifiques d'une vingtaine de pays.

Mise à l'eau d'une bouée marisonde du Centre de Météorologie Marine de Météo-France depuis le navire océanographique de recherche Le Téthys II du CNRS
(Météo-France/CNRM)

 

Observer la formation des eaux denses

La Méditerranée est soumise à des vents forts, comme le mistral et la tramontane. En hiver, les coups de vents répétés refroidissent la surface de la mer et engendrent une forte évaporation, ce qui augmente la densité des eaux superficielles. Elles ont alors tendance à plonger vers les profondeurs. La formation de ces "eaux denses" sous l'effet des vents forts constitue ainsi un des moteurs de la circulation océanique en Méditerranée.
 

Le centre des opérations à Météo-France Toulouse

La seconde campagne intensive du programme HyMeX vise à décrire finement les processus mis en jeu, encore partiellement documentés. De nombreux moyens d'observation (marisondes, bouées dérivantes, flotteurs argo, profileurs de vent, gliders, avions et bateaux de recherche…) sont ainsi déployés dans le Golfe du Lion afin d'observer simultanément la mer, la couche limite atmosphérique et les interactions à l'interface air-mer au moment de la formation des eaux denses. Le centre de coordination des opérations est installé au Centre de recherches de Météo-France, basé à Toulouse. Les équipes de Météo-France participent également aux mesures  aéroportées depuis l'ATR42 de SAFIRE, aux lâchers de radiosondages et ballons de couche limite du CNES dans la région de Montpellier et aux déploiements de bouées et mesures en mer dans le Golfe du Lion. Une version dédiée du modèle de prévision Arome et des modèles océaniques sont utilisés pour guider le déploiement des instruments dans les zones pertinentes à documenter.

Les données permettront de valider et améliorer la représentation des flux à l'interface air-mer en conditions de vents forts dans les modèles de prévision numérique du temps et du climat, ainsi que la modélisation océanique des processus de formation d'eaux denses en Méditerranée dans les modèles climatiques régionaux.

La campagne est financée par MISTRALS, l'ANR, le CNES et Météo-France.

 

 

Actualité par Météo-France