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Le trou d'ozone plus étendu qu'en 2010

30/09/2011

Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le trou d'ozone antarctique sera plus étendu en 2011 qu'en 2010. Cette année, le trou dans la couche d'ozone* est d'une superficie moyenne par rapport aux données enregistrées au cours de la dernière décennie.

Bien plus grand qu'en 2010, il est en revanche plus petit qu'en 2006, année au cours de laquelle il avait atteint une étendue record de 29,5 millions de kilomètres carrés. Etant encore en phase d'extension, il est encore trop tôt pour déterminer son étendue pour l'année 2011. Le trou dans la couche d'ozone atteint généralement une superficie maximale au cours de la deuxième moitié de septembre et une épaisseur maximale au cours de la première moitié d'octobre. Durant les deux premières semaines du mois de septembre, il s'est agrandi rapidement, passant de 10 à 24 millions de kilomètres carrés, au point de dépasser l'étendue maximale de 22 millions de kilomètres carrés atteinte en 2010.

L'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre entraîne une baisse des températures dans la stratosphère**, aux altitudes où se trouve la couche d'ozone. Ces dernières décennies, on a effectivement observé un refroidissement de la stratosphère en hiver, en Arctique comme en Antarctique. Cette baisse des températures facilite les réactions chimiques qui détruisent l'ozone. La concentration de gaz nocifs pour l'ozone a atteint son pic dans la stratosphère antarctique aux alentours de l'an 2000. Le Protocole de Montréal*** a permis de réduire leur production et leur utilisation, mais ces composés chimiques ont une longue durée de vie dans l'atmosphère. La couche d'ozone, en dehors des régions polaires, devrait revenir à son niveau d'avant 1980 avant le milieu du siècle.  En revanche, le trou dans la couche d'ozone qui se forme au-dessus de l'Antarctique est un phénomène qui devrait persister beaucoup plus longtemps.
 

* La couche d'ozone protège les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet. L'ozone stratosphérique constitue ce qu'on appelle la couche d'ozone, qui absorbe le rayonnement ultraviolet émis par le Soleil et protège par conséquent les organismes vivants de ses effets nocifs. L'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre se traduit par une hausse des températures à la surface de la Terre tandis que, parallèlement, la stratosphère se refroidit.

**  La stratosphère est la deuxième grande couche de l'atmosphère terrestre en partant du sol. La stratosphère est la deuxième couche principale de l'atmosphère, située au-dessus de la troposphère et sous la mésosphère, entre 10 et 50 km d'altitude environ. Elle renferme environ 90 % de l'ozone atmosphérique, les 10 % restants se trouvant dans la troposphère.

*** Le Protocole de Montréal, destiné à éliminer progressivement la production et l'utilisation de substances nocives pour l'ozone, a été conclu en 1987.

 

 

Actualité par Météo-France