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Gaz à effet de serre : concentrations records en 2013

10/09/2014

Mardi 9 septembre 2014, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre. Celui-ci fait état d'une hausse sans précédent des concentrations atmosphériques de CO₂ entre 2012 et 2013, la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013.

Gaz à effet de serre

 

 

 

 

(d'après Bulletin de l'OMM n°10 sur les gaz à effet de serre, 9 septembre 2014)

 

 

 

 

 


Des concentrations records

En 2013, la concentration de CO₂ dans l'atmosphère a représenté 1,42 fois ce qu'elle était à l'époque pré-industrielle.  La teneur annuelle moyenne à l'échelle du globe a été de 396 ppm*. Si le rythme d'accroissement actuel se maintient, le seuil symbolique des 400 ppm devrait être franchi en moyenne annuelle, et à l'échelle du globe,  en 2015 ou 2016.

La concentration en méthane, deuxième plus important gaz à effet de serre, a atteint un nouveau pic en 2013, avec environ 1824 ppb**, soit plus de 2,5 fois le niveau préindustriel. Après une période de stabilisation, la teneur de l'atmosphère en méthane est en augmentation constante depuis 2007.

La concentration en protoxyde d'azote a atteint quant à elle 325,9 ppb. Sur une période de 100 ans, l'impact de ce gaz sur le climat est 298 fois supérieur à celui du CO₂, à émissions égales.

Des conséquences sur le climat mondial et l'acidification des océans  

Depuis 1990, le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, a augmenté de 34 %. Le dioxyde de carbone est, à lui seul, responsable de 80 % de la progression constatée.

L'océan absorbe aujourd'hui le quart des émissions anthropiques de CO₂, limitant ainsi l'accroissement du CO₂ atmosphérique causé par l'exploitation des combustibles fossiles. L'absorption de quantités accrues de ce gaz par les mers du globe modifie le cycle des carbonates marins et entraîne une acidification de l'eau de mer. Celle-ci est déjà mesurable compte tenu du fait que les océans absorbent environ 4 kg de CO₂ par jour et par personne.

Le rythme actuel d'acidification des océans semble sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, si l'on en croit les données indirectes livrées par les paléo-archives. Le processus d'acidification continuera de s'accélérer au moins jusqu'au milieu du siècle, d'après les projections établies à l'aide de modèles du système terrestre.


*ppm : partie par million         **ppb : partie par milliard

Actualité par Météo-France